vu de suisse
http://www.lematin.ch/pages/home/depeches__1/monde/depeche_monde?contenu=280083Au fil de ses discours, Nicolas Sarkozy décline obstinément depuis son élection son credo de l'"ouverture", avec la promesse d'aller "plus loin encore" au cours des prochains mois.
Pour la conquête ou la reconquête des communes en 2008, le président de la République a ainsi invité mercredi quelque 2.000 cadres de l'UMP, réunis à huis clos au Carrousel du Louvre, à reproduire dans les équipes municipales le modèle de son gouvernement, qui compte six ministres issus de la gauche.
Il faut "représenter la France le plus largement possible dans sa diversité mais aussi dans ses opinions", leur a-t-il dit, selon le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian.
Nicolas Sarkozy "nous a conseillé d'occuper tout l'espace politique, de la gauche à la droite", a résumé Pierre Lang, député de la Meuse, après la réunion.
En 2008, l'UMP va donc jouer "très largement" l'ouverture, assure M. Devedjian. Conscient des réticences dans les rangs du parti, le secrétaire général reconnaît toutefois qu'"on ne peut que l'espérer" aux municipales.
Il veut pourtant croire que militants, cadres et élus, "même si au début, il a pu y avoir des interrogations", ont maintenant compris que "l'ouverture est la condition pour mettre en oeuvre les réformes".
La commission des investitures, présidée par Jean-Claude Gaudin et co-présidée par le secrétaire national aux élections Alain Marleix, a tenu sa première réunion mardi, avec pour consigne de concilier reconquête et "ouverture".
Elle étudiera la situation "région par région", en associant les responsables départementaux de l'UMP, présidents de conseils généraux, maires et parlementaires, explique M. Marleix. Un "audit" qui débutera le 15 septembre pour s'achever autour de la Toussaint.
Il portera sur les villes de 30.000 habitants ou les chefs-lieux de départements de moins de 30.000, et sera formalisé à l'occasion d'un Conseil national ("parlement" de l'UMP) au début de l'automne.
Selon le secrétaire national aux élections, l'UMP reste "l'épine dorsale" mais la consigne est de faire des listes "très ouvertes politiquement aux partenaires de la majorité présidentielle, aux amis du Nouveau Centre, aux femmes et à la nouvelle diversité française".
Jean-Claude Gaudin lui-même fait savoir qu'il n'exclut pas d'ouvrir la liste de la "droite républicaine et du centre" qu'il conduira à Marseille à "tous les talents y compris de sensibilité de gauche". Il cite notamment l'ancien socialiste Philippe Sanmarco.
Le vice-président de l'UMP, Jean-Pierre Raffarin, veut lui aussi "tendre la main" à l'opposition et "ouvrir les projets" municipaux aux centristes du MoDem et à la gauche. Une attitude qui peut servir les intérêts électoraux de la majorité, selon Jean-Daniel Lévy, directeur d'études à l'institut CSA, pour qui "l'ouverture pour l'ouverture n'a pas de sens". Il estime que celle pratiquée par Nicolas Sarkozy est soutenue par l'opinion (69% selon un récent sondage) parce que c'est une "orientation qu'il a toujours fortement affirmée et portée."
"Si un candidat pratique l'ouverture sur le même principe, avec un projet clairement identifié, cela peut effectivement le renforcer", explique M. Lévy. //
Il estime que celle pratiquée par Nicolas Sarkozy est soutenue par l'opinion (69% selon un récent sondage) parce que c'est une "orientation qu'il a toujours fortement affirmée et portée." c'est du culot de dire des choses pareilles, on croit rêver! qui parlait d'ouverture pendant la campagne?
c'est pas croyable , on dirait qu'on leur a fait un lavage de cerveau, bienôt les discours de Bayrou seront dans la mémoire collective des Français comme étant ceux de sarko!