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 Education

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Socrate
Zest
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MessageSujet: Re: Education   Jeu 3 Mai - 18:01

Voici (comme au bon vieux temps!) une salve de questions (pas trop indigeste j'espère) pour lancer la discussion !

Enseignement supérieur :
- Que pensez vous du système des classes préparatoires, et de sa compatibilité avec l'Europe?
- La première année de fac est souvent un échec : comment mieux assurer la transition avec le lycée?
- Comment améliorer la formation hors filières sélectives ?
- Quelle place pour les entreprises dans les universités ?


De l’école à l’emploi :
- La France forme des chercheurs/ingénieurs parmi les meilleurs au monde : comment les garder?
- Ne pensez vous pas que le rapprochement fac/entreprises pénalisera certaines filières telles que l'histoire de l'art, la sociologie, etc.
- Comment remédier au problème des filières « bouchées », qui conduisent massivement au chômage?


Professeurs :
- Pour ou contre la bivalence (le fait qu'un même prof enseigne deux matières)?? Doit on alors exiger un niveau Capes dans deux matières (2 fois bac +4) ? Doit-on au contraire baisser le niveau des concours de recrutement des professeurs?
- Ne pensez vous pas que la formation des professeurs devrait davantage les préparer à la réalité de l'enseignement? (Je pense aux jeunes professeurs de 22 ans qui se retrouvent en "zone violence" et sont parfois bien désemparés).
- Ne faudrait-il pas éviter d’envoyer des professeurs débutants dans les établissements les plus difficiles ?
- Comment valoriser l’enseignement dans les établissements difficiles ?


Orientation :
- Que pensez vous d'un système à l'allemande (orientation dès la sixième)?
- Ne faut-il pas créer des structures de remise à niveau pour sauver les jeunes enfants en difficulté de l'échec scolaire, et leur permettre plus tard de se réinsérer?
- Que pensez vous des classes d'excellence ?
- Comment redorer l'image des formations professionnelles, et faire que les jeunes choisissent ces filières par goût et non par défaut?
- Comment agir pour que les filières L et ES jouissent du même prestige que la filière S, et aient des débouchés comparables ?


Diplômes :
- Le brevet des collèges est-il aujourd’hui d’une quelconque utilité ?
- Ne pensez vous pas qu'un bac plus difficile (et donc l’abandon de l’hypocrite taux de réussite) permettrait d’éviter les échecs massifs dans le supérieur, et de redonner de l’importance aux filières technologiques et professionnelles?
- Le fait est que le bac n'a quasiment plus de valeur sur le marché de l'emploi : faut-il l'accepter, et donc admettre les études longues comme une obligation, ou le modifier pour permettre à ceux voulant travailler rapidement de s'insérer réellement?


Soutien scolaire – Aide aux devoirs :
- Quel doit être le rôle des parents, et comment les y sensibiliser ?
- Les professeurs doivent-ils s’occuper du soutien ou faut-il des intervenants extérieurs ?
- Ne pourrait-on pas inclure dans les emplois du temps des élèves de première et terminale des heures de soutien dédiées à une ou deux matières en particulier, selon la filière ?


Education et connaissances :
- Ne doit-on pas redouter que l’école devienne un lieu de sélection plus que de formation, et que l’obtention de diplômes prime sur la construction personnelle ?
- Ne pensez vous pas que la philosophie pourrait être enseignée dès la première voire même bien avant (pourquoi pas au collège), et dans TOUTES les filières (au lycée pro notamment)?
- L’éducation civique doit-elle être réduite à la connaissance des institutions et des lois et principes fondamentaux ?


Ecole et société :
- Comment garantir la mixité sociale sans craindre une désertion du public au profit du privé?
- Que penser de la carte scolaire?
- Comment lutter contre la violence à l'école?
- Pour ou contre l'uniforme à l'école?
- Combien d’enfants par classe ?
- Quelle place pour l’éducation civique ?


Merci d'avance pour votre participation!
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juju41
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MessageSujet: Re: Education   Jeu 3 Mai - 18:07

mon cher socrate, tu as fait du bon boulot, maintenant , il faut débattre point pas point sinon , on s'y perdra !c'est tellemnt vaste!
quant aux propositions des candidats elles n'atteignet surment pas la chevilles de ce que tu pourrais nous poroser, ce ne sont que des grandes lignes bateaux , comme d'hab, et on ne rentre jamais dans le sujet?Trop de pressions des syndicats je suppose
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grabouy
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MessageSujet: Re: Education   Jeu 3 Mai - 18:32

Eh beh, t'as pas froid aux yeux socrate! lol.. Bon, je picore au gré de mon inspiration, c'est plus fouilis, mais bon..




- La première année de fac est souvent
un échec : comment mieux assurer la transition avec le lycée?

Deux pistes peut être :

1 réduire les effectifs d’étudiants en
cours -ou le nombre de cours en grand amphi qui garantissent un anonymat quasi
absolu pour les étudiant(e)s et donc leur donne la possibilité de ne pas trop se
soucier de l’assiduité. Les problèmes de niveau (ou de travail non fait) apparaissent
bien souvent trop tardivement pour rattraper la tendance. Moins coûteux et peut
être plus efficace, renforcer le contrôle continu en lieu et place (ou en
complément) des examens finaux et faire de l’assiduité un élément clef de la formation
universitaire.

2 L’un des problèmes de l'echec des 1ères années est lié au changement de
méthode de travail et d'environnement. De l’appartenance à une « entité classe » on
passe bien souvent à une programmation en UV, un peu à la carte…
Peut être qu’en
renforçant la cohésion de groupe (c.a.d. créer des groupes classes comme en
lycée sur les modules de base -cours obligatoires de la filière, par ex. /un
groupe d’étudiants a les mêmes modules et cours principaux -le matin, disons pour l'exemple..) pourraient
renforcer à la fois l’assiduité et le soutien collectif spontanné des étudiant(e)s ..Permettre un travail
collectif éviterait de laisser certains étudiant s’isoler et perdre pied.
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juju41
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MessageSujet: Re: Education   Jeu 3 Mai - 18:37

je pense surtout que les lycéens sont très mal préparés à l'autonomie , et le passage en fac est un changement trop grand, il vaudrait mieux qu'ils apprennent au lycée à faire des recherches, à travailler en groupes restreint , la plupart ne savent que faire du copier-coller maintenant , pas de vrai travil de synthèse.
D'autre part l'accés à la fac pour tout le monde est un leurre, la preuve c'est que maintenant on y trouve surtout ceux qui n'ont pas réussi à entrer en IUT , BTS ou Prépa ,ou écoles spécialisées, bref le rebut, sauf quelques étudiants motivés qui réussissent en général
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juju41
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MessageSujet: Re: Education   Jeu 3 Mai - 18:40

mon expérience sur l'éducation c'est que j'ai été déléguée de parents d'élève depuis la maternelle jusqu'au bac, en siégeant au conseil d'administration , 20 ans de bons et loyaux services!
j'en connais un rayon sur les dérives de l'éducation en 20 ans, ça ne s'est pas arrangé!
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Socrate
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MessageSujet: Re: Education   Jeu 3 Mai - 18:46

Je reconnais que ma démarche est plutôt ambitieuse!

Mais je pense que la qualité des réflexions menées sur ce forum sera déterminante pour l'avenir de l'Alliance Orange.
Je crois que c'est une bonne manière de contre-balancer notre (actuelle) faiblesse numérique, et de gagner en crédibilité. Enfin ce n'est que mon avis!
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nanou40
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MessageSujet: Re: Education   Jeu 3 Mai - 18:59

il y a deux défis quand on rentre en fac : l'indépendance par rapport à la famille car les jeunes se retrouvent livrés à eux-même dans la vie de tous les jours, et la fac : passer d'une trentaine d'élèves par classes, à plus de 700 personnes dans un amphi avec un prof qui débite son cours sans tenir compte des étudiants, s'organiser pour travailler ses cours sans savoir comment faire.....
J'en parle en connaissance de cause, ma fille s'est trouvée confronter à ces problèmes, a failli arreter au bout de 2 mois de fac, mais à persévéré jusqu'aux premières partielles pour voir comment elle s'en sortait et a continué....
On en revient à la proposition de FB de faire de la terminale une classe prépa à la fac...
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juju41
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MessageSujet: Re: Education   Jeu 3 Mai - 19:02

je suis d'accord , en terminale , il faudrait apprendre l'autonomie ,c'est essentiel pour se débrouiller en fac , sans attendre que le prof s'occupe de toi, ce qu'il ne fera pas!
Je sais , moi aussi ma première année de fac , je l'ai foiré, parce que je n'avais que 17 ans et seule, j'avais plus envie de m'amuser, quand on quitte les parents c'est chouette!
mais question boulot, pas d'organisation , des cours sautés, et à la fin trop à rattraper bref la cata!
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borat
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MessageSujet: Re: Education   Ven 4 Mai - 1:58

Socrate a écrit:

Enseignement supérieur :
- Que pensez vous du système des classes préparatoires, et de sa compatibilité avec l'Europe?

C'est effectivement l'exception franco-française. En europe les employeurs sont déroutés par la dualité du système éducatif français. Les grandes écoles sont un peu une survivance du passé, qui perdurera sans doute un peu grâce à son glorieux passé historique mais se dissoudra inévitablement dans la norme européenne.
En outre il est pour le moins stupide d'envoyer les meilleurs bacheliers en classes prépa pour viser une grande école (une formation à bac+5) et de laisser les autres entrer à l'université pour viser une formation à bac+8.
C'est pour un pays gâcher de la bonne matière grise.

J'en parle d'autant plus librement que j'y suis passé Smile ... et par les deux en fait : prépa+ingé+DEA+doctorat+HDR
Donc je connais bien les filières Smile

Socrate a écrit:

- La première année de fac est souvent un échec : comment mieux assurer la transition avec le lycée?

L'échec en 1ère année est lié au fait que beaucoup n'ont rien à y faire. Trop de jeunes se retrouvent sans réel projet et "trainent" en fac parce qu'ils n'ont pas envie de travailler, tant que papa-maman sont là c'est cool pour eux, ils ont des réductions au ciné avec la carte d'étudiant.

Il ne faut pas de sélection à l'entrée parce que ce serait contraire aux principes d'égalité républicains.

Il vaut mieux agir sur l'information et la motivation des jeunes.

Socrate a écrit:

- Comment améliorer la formation hors filières sélectives ?
- Quelle place pour les entreprises dans les universités ?

Inévitablement la fin des écoles impliquera une professionalisation plus grande de l'université. Il faut savoir qu'il existe déjà des filières à bac+5 menant à un diplôme d'ingénieur (agrée par la commission des titres pour les connaisseurs) qui se font en alternance : moitié à la fac moitié dans une entreprise.
Il faut laisser les choses évoluer car les mentalités changent finalement assez lentement.

Un autre travail qui se fait lentement passe par les laboratoires de recherches qui deviennent de plus en plus incontournables pour les entreprises qui veulent fortement innover. Personne en france ne conteste plus la valeur de la recherche française. Il y a un demi siècle un président de la république (un grand avec un képi) faisait des jeux de mots sur les chercheurs et les trouveurs. Il y a donc une évolution positive dans ce sens.

Par contre il faut être vigilants pour des initiatives genre "fac pasqua" qui ont laissé les entreprises prendre la main sur la pédagogie.

Un autre élément important est la prolifération des formation privées à but ouvertement lucratif. Je pense en particulier à l'explosion des offres dans le domaine informatique d'écoles qui ne délivrent aucun diplôme (parce que la commission des titres veille au grain) et se contente après 5 ans et quelques dizaines de milliers d'euros de fournir une attestation de fin d'étude de l'école. Regardez bien sur LCI, vous y verrez de la pub pour supinfo. En gros l'étudiant est un client (pigeon) qu'il faut attirer par tous les moyens parce que ça rapporte du fric. C'est évidemment incompatible avec la qualité.

Socrate a écrit:

De l’école à l’emploi :
- La France forme des chercheurs/ingénieurs parmi les meilleurs au monde : comment les garder?
Cela dépend non pas des universités/écoles mais bien du tissu industriel.
La formation est bonne puisque les étrangers les acceptent, c'est donc les entreprises françaises qui ne savent pas être attirantes pour les élites intellectuelles.

Socrate a écrit:

- Ne pensez vous pas que le rapprochement fac/entreprises pénalisera certaines filières telles que l'histoire de l'art, la sociologie, etc.
- Comment remédier au problème des filières « bouchées », qui conduisent massivement au chômage?
Le darwinisme du marché de l'emploi conduira naturellement à l'extinction des dinosaures et la fin des usines à chômeurs.
Quand aux filières telles que la sociologie et l'histoire de l'art, il faut qu'elles sortent de leur tour d'ivoire et cessent de penser que la culture c'est elles et rien qu'elles. Si ces disciplines ne veulent pas s'adapter à la vie contemporaine, il est normal qu'elles disparaissent un peu comme l'enseignement de l'araméen comme langue vivante. Smile
La sociologie par exemple devra s'allier au marketing si elle veut offrir un enseignement avec des débouchés et ne sera pas pénalisée puisque les entreprises sont demandeuses.

Socrate a écrit:

Professeurs :
- Pour ou contre la bivalence (le fait qu'un même prof enseigne deux matières)?? Doit on alors exiger un niveau Capes dans deux matières (2 fois bac +4) ? Doit-on au contraire baisser le niveau des concours de recrutement des professeurs?

Baisser le niveau d'un concours ? c'est stupide si c'est un concours il n'est pas question de niveau mais de classement.
Si le concours est plus facile, les notes vont passer de 12 à 15 mais si il y a 100 places, on prendra toujours les 100 premiers.
Donc le seul moyen de baisser le niveau c'est d'offrir plus de places pour le même nombre de candidats. Le cas ultime de concours sans niveau serait alors autant de places que de candidats, ils auraient tous leur capes.
J'espère que personne n'envisage une ânerie comme ça Smile

Déjà que nous avons eu un ministre de l'éducation nationale qui dans sa grande stupidité a décidé dans uns crise d'urticaire technocratique que 80% d'une classe d'age devait avoir le bac, ceci a été interprété par les exécutants par "seuls les 20% les plus cons n'auront pas le bac". Ceci explique aussi sans doute un peu ce que tu disais plus haut à propos de l'échec en 1ère année. Et le pire c'est que ce ministre a ensuite été premier ministre et même candidat à la présidentielle. Heureusement aujourd'hui il préfère haranguer les mouettes à l'ile de ré.

Quand à la bivalence ce n'est un problème que si la formation de l'enseignant n'y est pas adaptée. Donc si on a des filières de formation qui sont clairement bivalentes, alors le capes peut aussi l'être. La seule question que l'on peut poser est donc sur la création d'un capes unique permettant d'enseigner deux matières. C'est mieux que de passer deux concours.

Après tout dans le commerce on a des bouchers-charcutiers, des boulangers-pâtissiers etc ...

Socrate a écrit:

- Ne pensez vous pas que la formation des professeurs devrait davantage les préparer à la réalité de l'enseignement? (Je pense aux jeunes professeurs de 22 ans qui se retrouvent en "zone violence" et sont parfois bien désemparés).
- Ne faudrait-il pas éviter d’envoyer des professeurs débutants dans les établissements les plus difficiles ?
- Comment valoriser l’enseignement dans les établissements difficiles ?

C'est tout simplement lié à la revalorisation de la fonction.
Après tout dans ces zones sensibles, on y trouve aussi de jeunes médecins et personne ne s'en émeut.
Les jeunes policiers sont aussi envoyés dans les mêmes quartiers etc...
Si l'on veut des enseignants chevronnés dans ces zones, il suffit de les y inciter par des primes et autres promotions.

Socrate a écrit:

Orientation :
- Que pensez vous d'un système à l'allemande (orientation dès la sixième)?
- Ne faut-il pas créer des structures de remise à niveau pour sauver les jeunes enfants en difficulté de l'échec scolaire, et leur permettre plus tard de se réinsérer?
- Que pensez vous des classes d'excellence ?
- Comment redorer l'image des formations professionnelles, et faire que les jeunes choisissent ces filières par goût et non par défaut?
- Comment agir pour que les filières L et ES jouissent du même prestige que la filière S, et aient des débouchés comparables ?

Pourquoi faut-il que "tous" les enfants progressent scolairement à la même vitesse. Ils n'ont pas la même taille, ils n'ont donc pas les mêmes capacités physiques, donc pourquoi doivent-ils avoir les mêmes capacités intellectuelles. Si l'enfant progresse à son rythme le problème de remise à niveau ne se pose pas.
La sélection peut se faire aussi tôt que l'on veut (je crois que le japon est plus précoce que l'allemagne) il faut juste laisser un nombre suffisant de passerelles pour qu'un mauvais choix ne soit jamais définitif.


Socrate a écrit:

Diplômes :
- Le brevet des collèges est-il aujourd’hui d’une quelconque utilité ?
- Ne pensez vous pas qu'un bac plus difficile (et donc l’abandon de l’hypocrite taux de réussite) permettrait d’éviter les échecs massifs dans le supérieur, et de redonner de l’importance aux filières technologiques et professionnelles?
- Le fait est que le bac n'a quasiment plus de valeur sur le marché de l'emploi : faut-il l'accepter, et donc admettre les études longues comme une obligation, ou le modifier pour permettre à ceux voulant travailler rapidement de s'insérer réellement?

Le brevet des collèges est presque aussi utile que le certificat d'études primaires. Smile
Je ne crois pas que sur un cv ça soit indispensable... parce qu'aucune entreprise ne le réclame.

Le bac est un diplôme, donc il n'est pas question de le rendre plus ou moins facile. Il suffit qu'il représente un niveau d'études et non pas un pourcentage.
Le bac (mis à part les sections pro) n'a pas vocation à être un diplôme de fin d'études(c'est même le premier diplôme d'enseignement supérieur), donc oui un bachelier est obligé de poursuivre ses études... jusqu'à un diplôme final. De la même façon une licence (mis à part les licences pro) ne sert à rien. La première question qu'un recruteur pose à un titulaire d'une seule licence est "Pourquoi n'avez vous pas fait un master ? vous étiez trop mauvais ?". En france il existe des sorties à bac+2 (DUT/BTS/DEUST) des sorties à bac+3 (licences pro) des sorties à bac+5 (master/ingénieur) et à bac+8(doctorat). Toute sortie "intermédiaire" est un échec, la formation est incomplète.
Il faut aussi cesser de penser (et surtout de faire croire aux élèves/étudiants) que le diplôme est l'élément essentiel lors d'un recrutement. En fait un employeur recherche des compétences, pas un morceau de papier. Donc le problème est l'adéquation entre les besoins des entreprises et le contenu pédagogique. Si ils ne coïncident pas, il faut soit changer les entreprises, soit changer l'enseignement. Devinez lequel Smile

Socrate a écrit:

Soutien scolaire – Aide aux devoirs :
- Quel doit être le rôle des parents, et comment les y sensibiliser ?
- Les professeurs doivent-ils s’occuper du soutien ou faut-il des intervenants extérieurs ?
- Ne pourrait-on pas inclure dans les emplois du temps des élèves de première et terminale des heures de soutien dédiées à une ou deux matières en particulier, selon la filière ?

Il ne faut pas de démission des parents dans leur rôle éducatif. L'école n'est qu'une aide qui fait ce que les parents ne peuvent pas faire, pas un substitut aux parents. C'est souvent lié à la peur des parents qui craignent d'avouer qu'ils en savent moins que leurs enfants.

Socrate a écrit:

Education et connaissances :
- Ne doit-on pas redouter que l’école devienne un lieu de sélection plus que de formation, et que l’obtention de diplômes prime sur la construction personnelle ?
- Ne pensez vous pas que la philosophie pourrait être enseignée dès la première voire même bien avant (pourquoi pas au collège), et dans TOUTES les filières (au lycée pro notamment)?
- L’éducation civique doit-elle être réduite à la connaissance des institutions et des lois et principes fondamentaux ?

La vie moderne est un lieu de sélection.
Effectivement il peut y avoir une sélection à l'école (concours d'entrée dans des écoles prestigieuses), il peut y avoir une sélection par l'argent (cout des études inaccessibles aux classes modestes)...
De toutes façons il y aura une sélection lors de l'embauche, et d'autant plus sévère qu'il y en aura eu moins avant.
Donc il faudrait commencer par sélectionner les parents. Smile Tous encouragent leurs enfants dans les mêmes voies. Combien poussent les enfants vers des études médicales au point qu'il a fallu instaurer le numérus clausus en pcem. etc ...
Quelle honte y a-t-il à exercer un métier manuel ?
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grabouy
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MessageSujet: Re: Education   Sam 5 Mai - 13:15

Chapeau, Borat, je suis assez d'accord avec tout ce que tu dis là!!!J'aime bien l'idée sur un capes de bivalence...Le reste, j'ai besoin d'un peu plus de réfllexationner ça! Wink
Professeurs :

- Pour ou contre la bivalence (le fait qu'un même prof
enseigne deux matières)?? Doit on alors exiger un niveau Capes dans deux
matières (2 fois bac +4) ? Doit-on au contraire baisser le niveau des concours
de recrutement des professeurs?





La bivalence pose plusieurs problèmes :
d’abord bivalence entre quelles disciplines et à surtout à quel niveau ?


Pour ce qui est de la bivalence en
collège, je pense que c’est tout à fait envisageable sous certaines conditions,
mais au lycée, le niveau (de maîtrise de la matière à enseigner) requis pour
enseigner les contenus des différents programmes me paraît rendre cette
bivalence très difficile à mettre en place, un niveau de compétences tel qu’il
y a peu de chances que ceux qui en soient réellement capables soient intéressés
par l’enseignement secondaire…


Au collège, il y a probablement plus de
candidats aptes à enseigner une matière autre que sa spécialisation… Je ne
crois sincèrement pas qu’il soit absolument nécessaire d’avoir une maîtrise de
maths pour enseigner le programme de 6è, il faut un minimum, certes, mais bon.


Ensuite, sur les matières, il est clair
qu’un prof de maths aura moins de travail à fournir pour se mettre à niveau sur
un programme de physique qu’un prof d’anglais (calmez vous, ce ne sont que des
exemples… Wink ) Tout le problème est de trouver le moyen de jauger la
capacité du prof en question à enseigner une autre matière, et cela ne peut
dépendre que de la volonté du prof en question d’une part et du niveau à
enseigner d’autre part..

Personnellement, je ne suis pas opposé à la bivalence, mais sur la base du
volontariat ET à condition de donner aux enseignants les moyens réels de se
mettre à niveau ou en phase avec les programmes à enseigner. Je crois qu’exiger
un niveau capes dans plusieurs matières est illusoire (à moins de promettre
monts et merveilles aux profs pour les inciter –Donc trop cher !)


Il faudrait donc impérativement chercher une solution genre concours
interne, à la limite…En établissant des degrés
différents selon les niveaux à enseigner (collège/lycée, par ex.) Et se posera
de toute façon le problème de la remise en cause de la qualification réelle de
l’enseignant par les parents d’élèves (je veux que mon fils ait un VRAI prof de
maths, pas un prof de seconde classe…)





-
Ne pensez vous pas que la
formation des professeurs devrait davantage les préparer à la réalité de
l'enseignement? (Je pense aux jeunes professeurs de 22 ans qui se retrouvent en
"zone violence" et sont parfois bien désemparés).



- Ne
faudrait-il pas éviter d’envoyer des professeurs débutants dans les
établissements les plus difficiles ?
- Comment valoriser l’enseignement dans les établissements
difficiles ?







J’ai pu voir
qu’en moyenne il fallait compter 3 à 5 ans avant que le métier « rentre »
vraiment, peu importe l’établissement…Enseigner dans un établissement de « gros
bourges » (oui, hein, c’est cru !! Wink ) peut s’avérer aussi
difficile voire plus qu’un ZEP.

Cela dépend non seulement du caratère du
nouveau prof, mais aussi de la qualité de l’équipe éducative (et les
établissement huppés sont souvent loin d’être solidaires) et la connaissance du
type de problématiques auquelles on est confronté. Je m’explique avant que vous
m’atomisiez la « tetê » lol


Un petit
nouveau capé issu d’une banlieue rouge limitrophe à « la zone !! »
aura bien moins de mal à s’adapter et tirer son épingle du jeu dans un lycée « chaud »
que dans un lycée truffé de fils à papa qui viennent limite en costard cravate
(oui, je pousse le trait, je sais) avec des collègues « claniques »
qui se tirent dans les pattes et cassent beaucoup de sucre... L’expérience
personnelle joue un rôle primordial dans l’aptitude à faire face aux premières
difficultés des profs (fils unique ou famille nombreuse ? Expérience de pionnicat
ou centre aéré ? etc...)


Tout ça pour
dire quoi : je suis convaincu qu’après embauche, les nouveaux profs
doivent impérativement être « scotchés » par des collègues pendant au
minimum trois ans, pour les aider à trouver leur positionnement, leur assise
leur type de fonctionnement..


Pour valoriser l’enseignement dans les établissements difficiles, il faut je
crois commencer par y mettre de gros moyens, de favoriser la créativité et l’expérimentation..
De faire des visites régulières par le corps inspectoral qui DOIT montrer son
soutien, son suivi des situations. Je crois aussi qu’il y a un travail de
reconnaissance à faire par les municipalités, de se montrer sensibles aux
résultats et éventuellement de les récompenser. Idéalement, il faudrait que les
enseignants soient des acteurs reconnus dans la ville et qu’ils y habitent et
fassent réellement partie du tissu social municipal.




Voila en vrac, ce que tes
questions suscitent en moi Socrate…Mais j’ai le droit de me tromper et ne
demande pas mieux que de me « détromper » (ou nuancer mon propos, lol
)
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borat
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MessageSujet: Re: Education   Sam 5 Mai - 19:23

grabouy a écrit:

Ensuite, sur les matières, il est clair
qu’un prof de maths aura moins de travail à fournir pour se mettre à niveau sur
un programme de physique qu’un prof d’anglais (calmez vous, ce ne sont que des
exemples… Wink ) Tout le problème est de trouver le moyen de jauger la
capacité du prof en question à enseigner une autre matière, et cela ne peut
dépendre que de la volonté du prof en question d’une part et du niveau à
enseigner d’autre part..

Anecdote inconnue de beaucoup d'enseignants du secondaire.
Depuis des dizaines d'années en france (je pense depuis 1980) dans certaines grandes écoles et dans certains 3èmes cycles universitaires (DEA et aujourd'hui masters) certains cours de physique (par exemple) sont enseignés en anglais. Ceci pour obliger les étudiants à maitriser des concepts difficiles (le cours de physique) sans se bloquer sur la maitrise d'une langue étrangère. Il faut croire que les résultats sont bons puisque ça se fait toujours aujourd'hui.
Ah oui la différence c'est que les enseignants-chercheurs n'ont pas de double capes, ils n'en ont même pas du tout. Smile

Mais on est dans la même logique : faire enseigner quelqu'un dans une seconde discipline.
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MessageSujet: Re: Education   Sam 5 Mai - 19:27

ça existe aussi au lycée, dans les sections européennes, les cours d'histoire-géo sont fait en anglais ou en allemannd, depuis 7 ou 8 ans et ça marche très bien
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grabouy
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MessageSujet: Re: Education   Sam 5 Mai - 19:28

comment ça anecdote inconnue de beaucoup d'enseignants du secondaire? Tu veux dire "de travail à fournir?" Quand même pas j'espère... Wink :arf:
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MessageSujet: Re: Education   Ven 11 Mai - 13:41

grabouy a écrit:
Eh beh, t'as pas froid aux yeux socrate! lol.. Bon, je picore au gré de mon inspiration, c'est plus fouilis, mais bon..




- La première année de fac est souvent
un échec : comment mieux assurer la transition avec le lycée?

Deux pistes peut être :

1 réduire les effectifs d’étudiants en
cours -ou le nombre de cours en grand amphi qui garantissent un anonymat quasi
absolu pour les étudiant(e)s et donc leur donne la possibilité de ne pas trop se
soucier de l’assiduité. Les problèmes de niveau (ou de travail non fait) apparaissent
bien souvent trop tardivement pour rattraper la tendance. Moins coûteux et peut
être plus efficace, renforcer le contrôle continu en lieu et place (ou en
complément) des examens finaux et faire de l’assiduité un élément clef de la formation
universitaire.

2 L’un des problèmes de l'echec des 1ères années est lié au changement de
méthode de travail et d'environnement. De l’appartenance à une « entité classe » on
passe bien souvent à une programmation en UV, un peu à la carte…
Peut être qu’en
renforçant la cohésion de groupe (c.a.d. créer des groupes classes comme en
lycée sur les modules de base -cours obligatoires de la filière, par ex. /un
groupe d’étudiants a les mêmes modules et cours principaux -le matin, disons pour l'exemple..) pourraient
renforcer à la fois l’assiduité et le soutien collectif spontanné des étudiant(e)s ..Permettre un travail
collectif éviterait de laisser certains étudiant s’isoler et perdre pied.

En fait, on a un système d'enseignement supérieur qui marche sur la tête : les élèves les plus solides en terminale ont le droit d'aller dans des filières où ils sont très encadrés (CPGE, puis grandes écoles) alors que les autres, les moins solides, ceux qui ont le moins de méthodes, sont sommés d'être autonomes. Et quand ils s'en sortent, qu'ils ont donc fait la preuve de leur intelligence et de leur autonomie, on continue à leur préférer des jeunes gens qui ont été "maternés" (OK, le maternage façon prépa est parfois un peu rude, j'admets ... mais une fois intégrée l'école d'ing', il faut être une buse pour ne pas avoir son diplôme ... ce qui n'est pas le cas en fac). Donc système très injuste et inefficace. A revoir entièrement.
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fred78
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MessageSujet: Re: Education   Ven 11 Mai - 13:53

Citation :
une fois intégrée l'école d'ing', il faut être une buse pour ne pas avoir son diplôme ...

Oui...!

En tant qu'enseignant chercheur, responsable administratif d'une année de scolarité dans une grande école, je confirme....
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Bipbip
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MessageSujet: Re: Education   Ven 11 Mai - 14:03

A propos de l'implication des parents dans le travail scolaire : quelque chose de difficile va etre de calmer les spécialistes en doctrine pédagogique et les faiseurs de programmes du ministère. Un exemple : mon ainé devait faire un travail en français ( il est en CM1 ), il y avait un système d'évaluation tellement ubuesque qu'il a fallu que je demande rendez-vous à son institutrice, qu'elle m'explique pendant 105 mn ( j'ai compté ) pour que je sache enfin s'il avait fait mauvais, moyen, bon ou excellent, que sais-je. Ca c'est sur l'évaluation, mais j'ai le même souci avec le contenu même de ses devoirs : j'entrave queue dalle à ce qu'ils dégoisent ( pardonnez ma véhémence ), pourtant je ne me classais pas jusqu'à présent dans la catégorie neuneu à fonctions cognitives résiduelles.
Je me demande parfois, de manière paranoïaque, si ce n'est pas fait exprès pour que seuls les enfants d'enseignants aient toutes leurs chances ?
On pourrait déjà commencer par là. Pour le reste, tout ce qui a été dit ici est très intéressant.
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MessageSujet: Re: Education   Ven 11 Mai - 14:57

Avant de répondre plus longuement à Socrate, un petit messagepour bipbip ...

C'est vrai que tout cela est absolument ... comment dire en restant polie ... ahurissant. Le pire, c'est que beaucoup de profs sont de bonne foi en faisant cela. D'ailleurs moi-même, en sortant de l'IUFM, j'ai sacrifié à certaines de ces âneries, donc je ne jette pas la pierre aux collègues.

Quant à dire qu'il s'agit de favoriser la reproduction, non ! Ou alors, c'est super sournois : nous abrutissons le tout venant, et nous continuons à apprendre les bases à nos enfants en douce. Dans les faits, c'est parfois vrai. Mais les collègues qui se rendent compte de la situation pour leurs enfants ne tardent souvent pas à changer de façon de faire avec leurs élèves.

Sachant que c'est à leurs risques et périls en termes de carrière, car des butés-bornés, il y en a quelques uns dans notre hiérarchie (je rappelle au passage que le supérieur hiérarchique de l'enseignant est son inspecteur, et non le chef d'établissement).
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MessageSujet: Re: Education   Ven 11 Mai - 15:39

ça va peut-être changer, sarko n'a pas parlé d'une possibilité que le directeur, proviseur , puisse donner une appréciation sur ses profs?
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MessageSujet: Re: Education   Ven 11 Mai - 15:52

juju41 : et en quoi cela changerait-il quelque chose ? Ils ont souvent les mêmes présupposés idéologiques, nos chers chefs d'établissement. Et ils sont souvent plus sensibles à la flagornerie qu'à l'efficacité pédagogique.
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MessageSujet: Re: Education   Ven 11 Mai - 15:56

ça c'est sur! pour avoir été déléguée parent délève pendant 20 ans , j'ai vu tout ce que les profs pouvaient faire , surtout les moins bons, pour tirer au flan!
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MessageSujet: Re: Education   Ven 11 Mai - 16:00

Voici (comme au bon vieux temps!) une salve de questions (pas trop indigeste j'espère) pour lancer la discussion !


Professeurs :
- Pour ou contre la bivalence (le fait qu'un même prof enseigne deux matières)?? Doit on alors exiger un niveau Capes dans deux matières (2 fois bac +4) ? Doit-on au contraire baisser le niveau des concours de recrutement des professeurs?

La bivalence, c'est un retour en arrière. Les PEGC étaient bivalents, et considérés comme des profs de seconde zone. Je crois qu'aujourd'hui, on n'a pas besoin de profs moins formés, ne serait-ce que parce que les parents auraient vite fait de les cataloguer. Il faut au contraire revaloriser le métier, et je ne pense pas que ça puisse passer par la bivalence. Par ailleurs, je suis prof de lettres modernes, et je ne me vois pas enseigner une autre matière, même s'il y en a qui m'intéressent beaucoup (histoire par exemple) : je n'ai pas la formation suffisante, je ne connais pas bien les bases épistémologiques de ces disciplines ... Et je doute que les projets actuels de mise en place d'une nouvelle bivalence prévoient la prise en charge de ma formation, qui serait pourtant indispensable.

- Ne pensez vous pas que la formation des professeurs devrait davantage les préparer à la réalité de l'enseignement? (Je pense aux jeunes professeurs de 22 ans qui se retrouvent en "zone violence" et sont parfois bien désemparés).
Ne faudrait-il pas éviter d’envoyer des professeurs débutants dans les établissements les plus difficiles ?


C'est évident. En fait, il faudrait une véritable formation en alternance, sur plusieurs années. Actuellement, l'année de stage fonctionne très mal, et ne permet pas aux futurs enseignants titulaires de se pencher réellement sur leur pratique : des cours mal placés (l'exemple le plus frappant : comment réussir sa rentrée ... 1 semaine après la dite rentrée !), insuffisants dans certains domaines (j'aurais aimé une formation sur la dyslexie, sur certaines pratiques pédagogiques comme la gestion mentale ...), redondants dans les domaines liés à la discipline à enseigner ... et très peu de retour sur sa pratique.
Quant aux zones difficiles/sensibles/en déshérence, il faut absolument y envoyer des profs chevronnés. Les gosses en ont marre de voir arriver des profs inexpérimentés, qui se laissent déborder, qui viennent pour quelques années et repartent quand ils commencent un peu à maîtriser les choses. Le système de mutations actuel ne permet pas de sortir réellement de ce schéma. Il faudrait donc inciter fortement (financièrement, mais pas uniquement) les profs qui ont de la bouteille à y aller.

- Comment valoriser l’enseignement dans les établissements difficiles ?
Incitations financières d'abord. Il ne faut pas oublier que nous avons perdu 20% de notre pouvoir d'achat depuis 1981, et que nous passons pour des « loosers ». Mais aussi une plus grande liberté pédagogique, en plus de moyens réels pour maintenir la discipline. Parce qu'il est simplement impossible d'enseigner quoi que ce soit quand on passe la moitié d'une heure de cours à faire régner l'ordre. Là, l'équipe est le coeur du problème. Si l'administration et les enseignants sont sur la même longueur d'onde, si les comportements gênants sont systématiquement sanctionnés, tout devient plus facile. Les élèves ne se sentent plus autorisés à mettre le bazar, et ceux qui veulent bosser se sentent soutenus. Ca change beaucoup de choses.

Cela dit, si les élèves avaient une chance de s'en sortir après l'école, il serait beaucoup moins difficile de les faire bosser, de les motiver. Parce que quand ils voient des grands frères/grandes soeurs s'échiner pour réussir leur scolarité, et se retrouver à bac+5 au chômage, alors que leurs camarades blancs trouvent du boulot avec les mêmes diplômes, les plus jeunes ont dû mal à voir l'utilité du travail scolaire.


Orientation :
- Que pensez vous d'un système à l'allemande (orientation dès la sixième)?

C'est trop tôt. Es-tu sûr que ce soit dès la sixième chez nos amis d'outre-Rhin ? Je répète ce que j'avais mis sur votez 2007 : il ne faut pas prendre acte de l'échec de l'école primaire en proposant l'apprentissage à des gamins qui n'ont pas encore l'âge de choisir leur voie. Le niveau de l'école élémentaire doit être une absolue priorité. Qu'aucun élève n'arrive en 6ème sans savoir lire, écrire et compter. Donc, on arrête les absurdités pédagogiques, et on retourne aux fondamentaux.

- Ne faut-il pas créer des structures de remise à niveau pour sauver les jeunes enfants en difficulté de l'échec scolaire, et leur permettre plus tard de se réinsérer?

Oui, si un gamin commence à être en échec, il faut agir tout de suite, en le prenant à part plusieurs heures par semaine pour un travail personnalisé. C'est ce qui se passe en Finalnde, et ça marche. Mais ça demande des moyens. Je considère cela comme un investissement.

- Que pensez vous des classes d'excellence ?

Ca dépend ce qu'on appelle « classes d'excellence ». Il faudrait préciser ce point.

- Comment redorer l'image des formations professionnelles, et faire que les jeunes choisissent ces filières par goût et non par défaut?
- Comment agir pour que les filières L et ES jouissent du même prestige que la filière S, et aient des débouchés comparables ?


Dans les deux cas, il s'agit d'agir sur des représentations, et ce n'est pas facile. Pas de véritable idée, même s'il faudrait vraiment agir dans ce sens.


Diplômes :
- Le brevet des collèges est-il aujourd’hui d’une quelconque utilité ?

A part familiariser les élèves avec une situation d'examen ? Non.

- Ne pensez vous pas qu'un bac plus difficile (et donc l’abandon de l’hypocrite taux de réussite) permettrait d’éviter les échecs massifs dans le supérieur, et de redonner de l’importance aux filières technologiques et professionnelles?

Peut-être. Je pense surtout que le bac (et la baisse de niveau de cet examen) n'est que le reflet de ce qui se passe aux niveaux inférieurs. Il faudrait être plus exigeants pendant toute la scolarité pour se permettre d'être exigeants au bac. Relever sans autre forme de procès le niveau du bac serait injuste pour des élèves qui font ce qu'on leur demande, et font confiance à l'école. Certes, les enfants de milieux culturellement favorisés s'en sortiraient mieux, mais ce serait grâce aux officines type Acadomia, à des écoles privées sélectives ... Quel désaveu pour l'école publique ! Cela ne ferait qu'empirer la situation générale.

- Le fait est que le bac n'a quasiment plus de valeur sur le marché de l'emploi : faut-il l'accepter, et donc admettre les études longues comme une obligation, ou le modifier pour permettre à ceux voulant travailler rapidement de s'insérer réellement?

Le bac, et particulièrement dans ses finlières générales, n'a pas vocation à être un diplôme professionnel. Il est censé attester de la culture générale des élèves et de leur capacité à poursuivre des études supérieurs. C'est (et cela a toujours été) le premier diplôme de l'enseignement supérieur. Il faudrait donc dire aux candidats au bac (mais on le leur dit) que ce diplôme n'est qu'une étape dans leur formation. S'ils veulent entrer dans le monde du travail, il faut qu'ils trouvent une formation plus courte (cela dit, pour s'en sortir, il n'y a pas grand chose avant bac+2, hors métiers manuels dont beaucoup ne veulent pas malheureusement).

Soutien scolaire – Aide aux devoirs :
- Quel doit être le rôle des parents, et comment les y sensibiliser ?
- Les professeurs doivent-ils s’occuper du soutien ou faut-il des intervenants extérieurs ?


Je pense qu'il faut de véritables études accompagnées le soir après l'école, et que ces études doivent être menées par les enseignants. Cela pour plusieurs raisons :
1) tous les parents ne sont pas en mesure de suivre le travail scolaire de leurs enfants, que ce soit par manque de formation ou par manque de temps. Si on ne compte que sur les parents, on condamne les élèves à l'injustice.
2) on ne peut pas confier cela à des associations, car on prend alors le risque de livrer les enfants au mieux à des incompétents, au pire à des prosélytes de tous poils (sur Trappes par exemple, la plus grosse assoc à faire du soutien scolaire était noyautée par les frères musulmans ...)
Bien évidemment, si les enseignants travillent plus, ils doivent gagner plus Smile

- Ne pourrait-on pas inclure dans les emplois du temps des élèves de première et terminale des heures de soutien dédiées à une ou deux matières en particulier, selon la filière ?
Pourquoi seulement en première et terminale ? Prendre le problème à la racine.


Education et connaissances :
- Ne doit-on pas redouter que l’école devienne un lieu de sélection plus que de formation, et que l’obtention de diplômes prime sur la construction personnelle ?


Je crains surotut, pour ma part, que l'école perde son caractère de lieu d'instruction. On n'est pas la pour faire du « développement personnel », mais pour apprendre ! Cela posé, il faut bien sûr être un peu psychologue, et adapter son enseignement à ses élèves. Mais sans perdre cet objectif premier de vue : les profs sont là pour enseigner, les élèves pour apprendre.

- Ne pensez vous pas que la philosophie pourrait être enseignée dès la première voire même bien avant (pourquoi pas au collège), et dans TOUTES les filières (au lycée pro notamment)?

Je ne suis pas prof de philo, et les souvenirs que j'en ai sont très décevants. Mais quoi qu'il en soit, on ne peut pas philosopher à partir de rien. Avant de philosopher, il faudrait à mon avis asseoir des connaissances solides, et apprendre à argumenter. Ce qui est de moins en moins le cas à l'école. Donc, ce n'est pas une priorité.

- L’éducation civique doit-elle être réduite à la connaissance des institutions et des lois et principes fondamentaux ?
Oui. Ou alors on appelle cela « leçon de morale civique ». Mais je commence à en avoir plus qu'assez de l'enseignement de la bien-pensance / pensée unique. Comment il dit déjà ? « Si on pense tous la même chose, c'est qu'on ne pense plus rien »


Ecole et société :
- Comment garantir la mixité sociale sans craindre une désertion du public au profit du privé?

En cassant les ghettos, en appliquant la loi SRU. Ce n'est pas un problème de carte scolaire, c'est un problème d'urbanisme.

- Que penser de la carte scolaire?

La remettre en cause serait capituler.

- Comment lutter contre la violence à l'école?

En redonnant l'espoir aux élèves. En luttant contre l'échec scolaire. En revalorisant l'image (donc les salaires) des profs.

- Pour ou contre l'uniforme à l'école?

Plutôt pour (je sais, j'ai un gros côté rétrograde). Ras-le-bol de la dictature des marques ... et des nombrils piercés qui s'exposent en classe. Il vaudraient mieux que les élèves apprennent à se distinguer autrement.

- Combien d’enfants par classe ?
Pas plus de 25, et pas plus de 20 en ZEP.

Merci d'avance pour votre participation!
Mais de rien !
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MessageSujet: Re: Education   Ven 11 Mai - 16:04

ben dis donc , tu donnes autant de devoirs à tes élèves! bon on planchera petit à petit , si tu veux bien!
on a droit à 4 heures par sujet?
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MessageSujet: Re: Education   Ven 11 Mai - 22:42

Bonjour,
en tant que prof du supérieur (enseignant-chercheur en Ecole d'ingénieurs), ancien étudiant en classe prépa puis en Ecole d'ingénieurs, voici mes quelques réflexions :

Socrate a écrit:

Enseignement supérieur :
- Que pensez vous du système des classes préparatoires, et de sa compatibilité avec l'Europe?

personnellement, je suis plutôt pour leur suppression. Le bon point des classes prépas est qu'elles permettent d'acquérir une méthode pour apprendre vite (et bien ?), et travailler efficacement. En revanche, elles ne développent pas l'autonomie et l'esprit de curiosité chez les étudiants. Je préfère enseigner à des étudiants venant d'IUT, de fac ou de prépa intégrée qui ont peut-être une capacité de travail moindre mais qui sont plus ouverts et finalement plus matures.
Concernant la compatibilité avec le système européen du LMD, il y a des solutions : passer la prépa à 3 ans, quitte à "ouvrir" un peu plus les matières enseignées (par exemple plus d'informatique).

Socrate a écrit:
- La France forme des chercheurs/ingénieurs parmi les meilleurs au monde : comment les garder?

La France a des avantages : système de sécurité sociale, sécurité de l'emploi pour les chercheurs du public, ... Pas besoin nécessairement de multiplier les salaires par 3 pour les garder aujourd'hui, mais si on décide d'aller vers un système plus libéral (à l'américaine) il faudra bien compenser !
Je pense également que les entreprises devraient investir plus dans la recherche, et qu'on devrait permettre à des chercheurs ou des ingénieurs à passer du public au privé et réciproquement. Pour cela, il faudrait sans doute des incitations fiscales ou alléger la paperasserie, mais je ne connais pas trop le sujet ...

Socrate a écrit:
- Comment remédier au problème des filières « bouchées », qui conduisent massivement au chômage?

Imposer un numerus clausus à l'entrée ou au bout d'une ou deux années (comme pour médecine ou les Ecoles d'ingénieurs ou de commerce, qui recrutent sur concours avec un nombre de places limité) ?

Socrate a écrit:
Orientation :
- Comment redorer l'image des formations professionnelles, et faire que les jeunes choisissent ces filières par goût et non par défaut?

Je ne sais pas, mais pour moi c'est le problème principal aujourd'hui, avec la panne de l'ascenseur social. FB avait instauré le stage obligatoire de 4ème (ou 3ème ?) quand il était ministre de l'Education Nationale : mettre les élèves plus au contact de la réalité du travail est peut-être une solution ?
Autre piste à explorer : la possibilité pour chacun de pouvoir reprendre ses études à tout moment sans risque et sans difficulté (financière notamment). Cela permettrait à des jeunes de se lancer dans des filières courtes sans trop d'appréhension, puisqu'ils pourraient, s'ils le souhaitent, reprendre leurs études 2 ou 3 ans après le début de leur carrière professionnelle pour acquérir de nouveaux diplômes et de nouvelles compétences pour ensuite trouver un travail plus qualifié.

Socrate a écrit:
- Ne pensez vous pas qu'un bac plus difficile (et donc l’abandon de l’hypocrite taux de réussite) permettrait d’éviter les échecs massifs dans le supérieur, et de redonner de l’importance aux filières technologiques et professionnelles?

Peut-être, mais un examen d'entrée dans toutes les filières de l'université (ou au bout d'un semestre ou d'un an) est également une piste à explorer. En fin de compte, le bac n'est plus qu'un espèce de rite de passage dans la vie adulte aujourd'hui.

Socrate a écrit:
Soutien scolaire – Aide aux devoirs :

Juste une remarque :
à mon sens, les élèves devraient avoir le moins possible de travail à faire à la maison, car cela crée l'inégalité entre ceux qui sont dans une situation confortable (parents présents, parents cultivés, pas d'éclatement de la cellule familiale) et les autres. J'ai été frappé par une scène du film "Etre et avoir" : les parents d'un gamin de CM1 n'étaient pas capables de l'aider à faire des multiplications ! Le système a du envoyer ce pauvre gamin, sans doute pas plus bête qu'un autre, dans une filière courte dévalorisée ...
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MessageSujet: Re: Education   Sam 12 Mai - 0:05

On a déjà officiellement "aboli" les devoirs en primaire, depuis des décennies. Résultat objectif : les gosses de ZEP n'ont pas de devoirs en primaire (et arrivés en sixième, ils vous demandent, de bonne foi, si vous avez VRAIMENT le droit de leur donner des devoirs), alors que dans les écoles des quartiers plus favorisés, les élèves ont des devoirs, parce que les parents le demandent. Si les instits n'en donnaient pas, les parents le feraient de leur côté, de toute façon. Ca, on ne le changera pas. Il faut donc donner aux élèves de toutes les écoles le même travail, et les moyens de le faire, grâce à des études accompagnées (pas seulement surveillées, comme dans ma ville) et gratuites.
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MessageSujet: Re: Education   Sam 12 Mai - 0:55

J'essaierai de faire comme Juju la Terreur pour donner mon avis sur tous les points lorsque j'aurai vraiment le temps mais en tant que jeune professeur de lettres et d'histoire-géographie en lycée professionnel, j'évoque juste un point qui me parait fondamental celui de l'orientation qui marche très mal.

Lorsque j'ai fait mon année de stage, il y a deux ans j'ai eu la chance (ce point là m'a énormément éclairé) de voir comment fonctionnait une Segpa pendant 2 jours. Une Segpa est une section spécialisée à l'intérieur de beaucoup de collèges destinée normalement à des enfants qui ont de grosses difficultés pour suivre un cursus scolaire. Or souvent on y met des enfants qui ont des troubles de comportement, voire même des handicapés moteurs ou mentaux (ce qui n'est pas prévu pour celà) ce qui est inadmissible car les professeurs ne sont bien sur pas formés pour celà.

Toutefois à partir de la quatrième, pour revenir à mon propos, ils bénéficient de stages professionnels au sein d'ateliers (maconnerie, cuisine, etc...) et là les momes (peu nombreux c'est leur chance) ont la possibilité de toucher à tout (enfin celà dépends beaucoup de la mutualisation des spécificités des segpa de chaque établissement). Bref, ces momes dès la quatrième sont sensibilisés à différents métiers alors que les autres élèves (filières générales) ne le sont jamais si bien que ces derniers en 3ème se retrouvent souvent orientés par défaut en général en lycée professionnel. Cette désorientation se fait la plupart du temps parce qu'ils n'ont pas le niveau pour aller en seconde (orientation par l'échec) ou très souvent aussi parce qu'ils ont un comportement peu scolaire (orientation par "débarras"), sans compter ceux que l'on envoie au lycée car on ne veut pas les garder au collège. Et le lycée professionnel devient le lieu de la concentration de l'orientation par l'échec à la sortie de troisième. Bien sur il ne faut pas généraliser, des filières attirent des élèves motivés aussi.

Cette orientation par l'échec se retrouve hélas à tous les niveaux, après la seconde, après le bac etc... parce que les élèves n'ont pas réellement choisi ce qu'ils voulaient faire.

Comment essayer de le résoudre?

- Sensibiliser un maximum d'élèves le plus tôt possible à différents métiers

- Faire entrer l'entreprise au sein des collèges pour cette sensibilisation. (celà ne sera pas facile mais c'est obligatoire à mon sens).

- Valoriser les filières professionnelles de ce fait et donc à la fois l'apprentissage et les formations professionnelles en lycée.

- Faire des tests de compétences et des motivations des élèves préalable à toute orientation à l'issue du collège (un brevet des collèges transformé?). Donc ne pas envoyer au lycée général des élèves qui n'y sont pas près et celà même si ils perturbent.

- Le Bac est un diplome d'entrée certes mais pas pour tout. Les universités doivent limiter leurs places dans les filières sans débouchés professionnels. Celà nécessite une meilleure coopération université entreprises donc probablement une plus grande autonomie de ces universités.

- Ceux qui ont du mal ou ne rentrent pas dans un comportement scolaire doivent être pris à part avec de gros moyens pour qu'ils rentrent à nouveau dans le cursus de la réussite.

- Favoriser un maximum aussi les passerelles car malgré tout un élève peut toujours se tromper dans ses choix.

Voilà quelques apports personnels trop succints. Wink
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