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 la croissance ne sera pas terrible en 2007!

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juju41
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MessageSujet: la croissance ne sera pas terrible en 2007!   Mar 24 Juil - 14:39

LES ECHOS

Le rebond de la consommation observé en juin ne réussit pas à convaincre les économistes
24/07/07 - 09H21 ]


La consommation en produits manufacturés, qui représente environ un quart de la consommation totale des ménages, a progressé de 1,6% sur un mois. C'est mieux qu'attendu mais insuffisant pour rendre les observateurs optimistes sur la croissance

La consommation des ménages français en produits manufacturés est repartie à la hausse en juin, progressant de 1,6% par rapport à mai, en données corrigées des variations saisonnières, notamment grâce au redressement des ventes de textile-cuir, selon les chiffres publiés aujourd'hui par l'Insee. Les économistes s'attendaient à une hausse de 0,8%.
La consommation en produits manufacturés, qui représente environ un quart de la consommation totale des ménages mais constitue un bon indicateur de la tendance, avait diminué de 1,0% (révisée de -0,2 point) le mois précédent. Sur un an, soit en juin 2007 par rapport à juin 2006, ces dépenses affichent une progression de 3,1%.
En juin, les dépenses dans le champ "commerce" s'accroissent de 3,1% après une baisse de 1,9% en mai.
Les dépenses de consommation en biens durables stagnent (+0,1% après +2,1% en mai): les dépenses en biens d'équipement (+2,7%) compensent en effet la baisse des achats d'automobiles (-2,7%).
Les dépenses de consommation en textile-cuir se redressent nettement (+8,3%) après la forte baisse de mai (-10,0%), tandis que les dépenses en autres produits manufacturés (pharmacie, pneus et pièces détachées d'automobiles, édition, bricolage, horlogerie-bijouterie, parfumerie, optique photo, articles divers) évoluent peu (-0,1% après une hausse de 0,8% le mois précédent).
Sur l'ensemble du deuxième trimestre 2007, les dépenses de consommation en produits manufacturés dans leur ensemble sont en hausse de 0,1%, après une hausse de 1,2% au premier trimestre. Celles en biens durables restent orientées à la hausse (+1,1% après +1,8% au premier trimestre), tandis que celles en textile-cuir reculent de 2,0% (après +2,6% au premier trimestre) et celles en autres produits manufacturés progressent de 0,3% après +0,1% au premier trimestre.
En dépit de ce signe positif, les réactions des économistes ne sont pas unanimes .
Pour Alexandre Mirlicourtois de Xerfi, le bilan général du 1er semestre (+1,4%) confirme qu'il faudra encore compter sur les dépenses des ménages pour maintenir la croissance française à flot.
Pour Nicolas Bouzou, d'Asterès, les dépenses des ménages sont reparties le mois dernier, mais le fait que la grosse partie de la hausse (30% environ) émane du textile-cuir, nuance la satisfaction, car il s'agit d'un secteur dont la consommation est désormais en proie à un mouvement de yo-yo. "Les dépenses sur ce segment ont gagné 8,3% en juin (après -10% en mai), un phénomène pour le moins inhabituel juste avant les soldes d'été !" estime l'économiste qui explique ces "oscillations" par la corrélation des dépenses d'habillement au climat et par les phénomènes promotionnels hors soldes (du type ventes privées).
"Si l'on prend un peu de recul et si l'on analyse les données du deuxième trimestre dans son ensemble, des tendances un peu plus claires se dégagent. On voit bien en particulier que la consommation des ménages ralentit franchement. Les dépenses n'ont presque pas progressé (+0,1% après 1,2% au premier trimestre). Cet arrêt est clairement à mettre en relation avec le retournement du marché de l'immobilier" explique Nicolas Bouzou. Le PIB n'a dû progresser que de 0,4% au deuxième trimestre, ce qui devrait amener la croissance de l'économie française à 1,8% en 2007, souligne-t-il par ailleurs. On ne voit en effet pas pourquoi, à ce stade, l'investissement des entreprises et les exportations (surtout dans un contexte d'euro fort) se seraient réveillés pour prendre le relais de la consommation
Pour Marc Touati de l'ACDE, la consommation française a très logiquement retrouvé le chemin de la hausse en juin mais ce rebond, qui doit beaucoup au début des soldes, est avant tout mécanique et "vient en partie corriger la faiblesse des trois mois précédents". Il faut souligner la nouvelle déroute du secteur automobile dont la consommation a baissé de 2,7% en juin et affiche désormais un glissement annuel de - 5,5%. Autrement dit, il ne s'agit plus d'un simple accident conjoncturel, mais d'une situation réellement inquiétante de l'automobile en France.
La croissance annuelle du PIB estimée à 1,8%


Enfin et surtout, il faut noter que malgré la progression de juin, la consommation des ménages en produits manufacturés affiche une augmentation de seulement 0,1% sur l'ensemble du deuxième trimestre, soit sa plus mauvaise performance depuis le deuxième trimestre 2005. Dans ce cadre, sans vouloir paraître pessimiste, il est clair que l'augmentation de seulement 0,1% de la consommation en produits manufacturés au deuxième trimestre 2007 est de mauvais augure pour la croissance du PIB pour cette même période. Dans le meilleur des cas, cette dernière devrait avoisiner les 0,3%. Dès lors, l'acquis de croissance à l'issue du premier semestre ne serait que de 1,3%. Il faut donc être clair : en 2007, la croissance annuelle du PIB ne sera ni de 2,5%, ni de 2,25%, mais d'environ 1,8%, estime l'économiste. (Avec AFP)
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juju41
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MessageSujet: Re: la croissance ne sera pas terrible en 2007!   Mer 25 Juil - 13:13

Boursorama,

un petit bémol juste un brin pessimiste , contrairement aux louanges générales....





ANALYSTES: réactions au moral des industriels en France en juillet

Voici des réactions d'analystes après la publication par l'Insee mercredi de l'indice du moral des industriels en France en juillet, inchangé à 110 points:
Alexandre MIRLICOURTOIS (Xerfi):
Les industriels restent sceptiques. Coincés entre un euro fort et une demande domestique et internationale dynamique, les chefs d'entreprise manquent de visibilité: l'indicateur synthétique du climat des affaires est resté stable à 110 points en juillet. A noter cependant, que les perspectives personnelles de production, le meilleur indicateur de l'activité future, progressent de nouveau. En d'autres termes, la croissance de l'industrie devrait s'accélérer et participer (modestement toutefois) à la bonne marche de l'économie française. Cela conforte notre scénario d'une croissance de la production industrielle manufacturière de 1,3% en 2007. Sectoriellement, l'enquête de juillet apporte deux enseignements.
1- L'automobile a fini de manger son pain noir. Certes, les résultats demeurent en demi-teinte. Mais le plus dur est passé comme l'indique l'envolée spectaculaire des perspectives personnelles de production qui passent en 1 mois de -2 à +13. Après une longue période de pénitence, les Français vont pouvoir découvrir les nouveaux modèles des constructeurs nationaux. A la Twingo 2 en juin, devrait succéder la Laguna III. Ce ne sont pas moins de 26 nouveaux modèles qui sont annoncés par Renault dans le cadre de son plan triennal "Renault Contrat 2009". Peugeot-Citroën n'est pas en reste avec l'arrivée prochaine de la 308 et des 4x4 4007 et C Crosser. De quoi rester optimiste même s'il ne faut pas oublier que les entrées de gamme ne sont plus fabriquées en
France (exceptée la Yaris).
2- Les perspectives d'évolution des prix dans les IAA restent stables malgré la flambée des matières premières agricoles. Les professionnels des industries agroalimentaires ont pourtant de quoi avoir le tournis. Les cours du blé à Chicago se sont envolés de 18% en juin pour atteindre 573,5$ le boisseau de 60 livres en moyenne (+55% sur un an). Pour le maïs, la flambée est encore plus spectaculaire (+60%). Même la poudre de lait est en ébullition (+85%). Mauvaises récoltes céréalières dans plusieurs parties du globe (Australie, Nouvelle Zélande, Ukraine, etc.), absence de stocks, demande croissante pour le développement de nouvelles sources d'énergie sont autant de facteurs (sans oublier la part spéculative) qui ont fait flamber les cours et déraper la facture des coûts des matières premières. Un cocktail néanmoins explosif pour la rentrée quand seront entamées les négociations sur les prix avec la grande distribution.
Marc TOUATI (ACDE):
Du côté des chefs d'entreprise dans l'industrie, l'euphorie n'est toujours pas au rendez-vous. En fait, c'est plutôt l'attentisme et la prudence qui l'emportent. Ainsi, en juillet, le climat des affaires de l'enquête Insee dans l'industrie a stagné à 110. S'il s'agit d'un niveau honorable, nous restons très loin des sommets de 115 à 123 observés lorsque la croissance était forte, c'est-à-dire entre 1998 et 2000.
Certes, l'indice des perspectives personnelles de production gagne un point en juillet, mais il reste encore deux points en deçà de son niveau d'octobre-novembre 2006. De même, les carnets de commande étrangers progressent d'un point, mais après en avoir perdu six en mai-juin. Quant à l'indice relatif à la production passée, il augmente également d'un point, mais en avait perdu huit au cours des deux mois précédents.
Au-delà de ces petites hausses qui ne compensent pas les baisses précédentes, l'enquête INSEE est aussi marquée par deux replis inquiétants. D'une part, après avoir progressé de neuf points en juin, certainement sous le fameux "effet Sarkozy", les perspectives générales de production en reperdent sept en juillet. En d'autres termes, les industriels sont loin d'être rassurés quant à l'évolution prochaine de l'ensemble de l'économie française et notamment d'un point de vue politique. La "rupture" n'a donc duré qu'un mois et le rebond de confiance souhaité par les nouveaux dirigeants du pays n'a pas eu lieu.
D'autre part, après avoir perdu quatre points en mai puis regagné un en juin, les carnets de commandes globaux en ont reperdu un en juillet. Depuis deux mois désormais, les mouvements de baisse des carnets de commandes sont les plus importants dans les biens intermédiaires, les biens de consommation et l'automobile. Déjà perceptible depuis plusieurs mois et confirmée par l'évolution mitigée de la consommation depuis trois mois, la décélération des dépenses des ménages (notamment dans le secteur automobile) devrait se prolonger, voire s'intensifier dans les prochains trimestres.
Seule éclaircie à ce sombre tableau, les carnets de commandes de biens d'équipement ont progressé de sept points en juillet, mais principalement sous l'impulsion des carnets étrangers, qui ont augmenté de douze points.
Autrement dit, si l'investissement résiste bien à l'étranger, dans l'Hexagone, la situation reste beaucoup plus fragile.
Enfin, pour couronner le tout, les perspectives personnelles de prix de vente des industriels sont reparties à la baisse, confirmant que la réduction des marges et le cost cutting ne sont pas près de disparaître.
La conclusion de cette enquête paraît donc claire: la croissance restera molle, l'inflation contenue et les créations d'emplois limitées.
Mathieu KAISER (BNP Paribas):
L'enquête de conjoncture dans le secteur manufacturier de l'Insee indique une grande stabilité dans le rythme de progression de l'activité. L'indicateur synthétique du climat des affaires s'est ainsi maintenu à 110, tandis que quasiment toutes ses principales composantes ont affiché de très faibles variations.
L'activité passée a poursuivi son redressement entamé après le coup de frein brutal du mois de mai. Le niveau du solde d'opinion n'annonce cependant pas de performances spectaculaires, en dépit de carnets de commandes toujours bien étoffés. Les perspectives personnelles de production se sont d'ailleurs améliorées, mais marginalement. Gagnant 1 point, le solde d'opinion est cependant resté compatible avec une croissance de l'ensemble de l'économie légèrement supérieure à 2% l'an.
Les perspectives générales de production, sensibles à un ensemble de facteurs beaucoup plus large que la seule activité des entreprises manufacturières interrogées, se sont en revanche dégradées. Certes, on peut y voir l'effet d'une correction attendue après l'envolée de juin probablement liée aux élections. Mais le recul de ce solde d'opinion a sans doute également reflété les récents développements observés sur le marché des changes (appréciation de l'euro à des niveaux records), des matières premières, ainsi que la poursuite du resserrement des conditions de financement de l'économie, avec en toile de fond le réajustement des anticipations relatives à l'activité américaine, en lien avec la réévaluation à la hausse des risques immobiliers outre-Atlantique.
Cet environnement et ses effets coïncidents ou retardés devraient peser sur l'activité au T3, mais le rebond de la demande intérieure pourrait prendre le relais dans une certaine mesure. Les perspectives de croissance du PIB demeurent au total relativement modérées (de l'ordre de 0,5% par trimestre).
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