Anne-Marie Comparini est bien lucide !
Reuters le 11/06/2007 17h35
MoDem-Sarnez ne donne pas de consigne, Comparini analyse l'échec
PARIS, 11 juin (Reuters) - Marielle de Sarnez, candidate du Mouvement Démocrate éliminée au premier tour des élections législatives dans le XIVe arrondissement de Paris, a fait savoir lundi qu'elle ne donnerait pas de consigne de vote pour le second tour.
Dans un entretien à paraître mardi dans La Croix, une autre fidèle de François Bayrou éliminée au premier tour, l'ex-députée UDF du Rhône Anne-Marie Comparini, ne donne elle non plus aucune consigne pour l'instant et invite le MoDem à rester au centre.
"Les électeurs qui ont choisi les candidats du Mouvement Démocrate l'ont fait parce que nous étions indépendants et responsables. Je les considère, eux aussi, comme responsables et indépendants. Je ne leur donnerai pas de consigne de vote pour le deuxième tour", écrit Marielle de Sarnez dans un communiqué.
L'ancienne directrice de campagne de François Bayrou invite ses électeurs à choisir en fonction de deux critères : "la personnalité des candidats et la défense du pluralisme".
La députée européenne a recueilli dimanche 18,37% des suffrages. Le deuxième tour opposera dans sa circonscription l'UMP Nicole Guedj au député vert sortant Yves Cochet.
Pour Anne-Marie Comparini, créditée de 17,37% des voix dimanche, le Mouvement démocrate paie le prix de la scission de l'UDF, qui comptait 29 élus dans l'Assemblée sortante.
Le prochain hémicycle, largement dominé par l'UMP selon les estimations, ne devrait compter au maximum que quatre députés du MoDem et une vingtaine issus du Nouveau Centre, créé par des députés centristes ralliés à Nicolas Sarkozy.
"Face à une majorité en béton, il n'y a pas de dialogue possible", estime Anne-Marie Comparini dans La Croix avant d'émettre l'espoir que Nicolas Sakozy pensera "à introduire une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin des législatives".
"La scission de notre parti a donné une impression de faiblesse. Pour l'éviter, il aurait peut-être fallu davantage rassurer nos amis, tentés par la majorité présidentiele, sur notre intention de ne pas pencher à gauche", analyse l'ex-députée.
A ses yeux, le MoDem "ne doit pas être un culbuto qui tombe un jour à gauche, un jour à droite. Il doit rester fermement au centre, c'est ce que les électeurs veulent"./EP