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 la sécu et la retraite

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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: la sécu et la retraite   Ven 27 Juil - 9:31

Et ces « gestionnaires » ne se rendent pas compte qu'à long terme ces « économies » finissent par coûter cher.
Logique : le détail des coûts disparaît généralement au bout de 5 ans (seules sont conservées les grandes lignes du bilan), et les prévisions ne vont jamais au-dejà de 5 ans. Donc aucun véritable comparatif possible sur le long terme...

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MessageSujet: Re: la sécu et la retraite   Ven 27 Juil - 9:41

Oui d'autant plus qu'à mon sens il ne s'agit pas d'economies. Certes ca permet une tres (trop?) grande flexibilité mais au niveau cout, avoir recours à des interimaires, des cdd et des prestataires de services à la place de cdi je trouve ca aberrant.

Pour info, un prestataire de service (type Alten, Altran, etc) facture une heure de dessinateur (dessin industriel) 40€ et paye ledit dessinateur aux alentours de 10€ l'heure. Et je parle pas du temps passé à former les nouveaux arrivants et le savoir qui se perd à chaque fois qu'il y a un départ...

Je suis pas loin de penser qu'on est à la limite de la manipulation de comptes (je ne vise pas specifiquement mon entreprise, toutes les grosses entreprises le font).
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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: la sécu et la retraite   Ven 27 Juil - 9:52

Je connais des cas de personnel de SSII qui sont restés... 7 ans chez le même client. Lui coûtant au final bien plus cher (environ le double !) qu'une embauche en CDI, pour un salaire pas plus élevé.

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MessageSujet: Re: la sécu et la retraite   Ven 27 Juil - 9:56

mon fils est ingénieur chez Capgemini, et c'est pareil, je ne comprends pas l'intêret des clients qui payent des prestateurs de services à des couts très élevés alors que s'il embauchaient les mêmes ingénieurs , ils auraient des couts moindres,exemple, chez"les mutuelles du Mans" où mon fils est en mission depuis 18 mois, il ya plus de 150 ingénieurs prestataires de capgemini, tous en grands déplacements depuis des années, quel est l'intêret du client?
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MessageSujet: Re: la sécu et la retraite   Ven 27 Juil - 10:16

L'interet du client c'est la flexibilité à l'extreme, la dissimulation d'une partie de la masse salariale en frais de gestion divers et le fameux ratio cout direct/cout indirect dont je parlais tout à l'heure.

c'est totalement irrationnel, ca on est d'accord...
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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: la sécu et la retraite   Ven 27 Juil - 10:28

Les cas dont je parlais, c'était aussi Cap (Sogeti, pas encore Gemini, à l'époque).
Oui, La kazakh, tout est là : les postes "prestataires extérieurs" n'est pas le budget "personnel", et dans certaines grosses entreprises les budgets sont tellement encadrés que ça jongle : des directeurs informatique m'ont avoué prendre des prestataires parce qu'ils avaient un budget où ils pouvaiant puiser pour ça alors qu'on leur avait serré la vis côté embauches pour raisons de restrictions budgétaires... Ubu !

Je crains qu'on n'ait légèrement dévié du sujet initial de ce fil...

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MessageSujet: Re: la sécu et la retraite   Lun 30 Juil - 14:00

comme on peut le constater , martin Hirsh n'a pas été écouté,encore un qui doit avoir du mal à se regarder en face!

Franchises médicales : jusqu'à 50 euros en plus par an par assuré
Avant de le laisser partir en vacances, Nicolas Sarkozy a tenu à ce que son gouvernement donne des précisions sur la future mise en place - dès le 1er janvier 2008 - de franchises médicales. C'est chose faite. Il n'y a plus de doute, les franchises seront individuelles, et fixes : pas de proportionnalité avec les revenus, pour le moment. Par ailleurs, elles ne seront pas prises en charge par les assurances complémentaires.

Les assurés devront donc mettre un peu plus la main à la poche : jusqu'à 50 euros par an supplémentaires. En l'occurence, 50 centimes d'euros seront prélevés à chaque boîte de médicaments achetée, ce qui devrait permettre à la Sécurité sociale d'économiser près de 700 millions d'euros. D'autres contributions personnelles de montant varié sont aussi prévues, telles que sur les transports médicaux ou les actes paramédicaux.

Au total, le gouvernement espère récupérer près d'un milliard d'euros, qui serviront à financer des besoins nouveaux, comme l'amélioration des soins palliatifs et le plan Alzheimer (à suivre demain, des précisions sur ce plan). Les caisses de l'Assurance-maladie ne devraient pas se remplir de sitôt.
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juju41
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MessageSujet: Re: la sécu et la retraite   Mar 31 Juil - 12:07

Acrimed
Les médias et le « fameux déficit de la sécurité sociale ».

Publié le lundi 30 juillet 2007


Nous publions ci-dessous, avec l’autorisation de l’auteur et de l’éditeur, des extraits du Mythe du « trou de la Sécu », par Julien Duval, Raisons d’Agir, avril 2006, 6 euros. (Acrimed)

Depuis une vingtaine d’années, quelques idées très répandues structurent le débat public en matière de protection sociale : les difficultés financières de la Sécurité sociale, ses sombres perspectives d’avenir, les effets négatifs sur l’économie d’un trop haut niveau des prélèvements... Si ces idées, qui reposent en partie sur des faits avérés, peuvent présenter une certaine cohérence logique, on ne saurait les comparer à des propositions scientifiquement validées. Ce sont d’abord des lieux communs, nés des rapports de force au sein d’un « jeu politique » dont le fonctionnement a été analysé en sciences sociales [1]. Leur qualité première est de faire consensus parmi les groupes qui prennent le plus activement part au « débat public » : le pouvoir politique, les experts reconnus par celui-ci, les « partis de gouvernement », les journalistes des grands médias, les instituts de sondage. Les raisons qui incitent ces différents agents à promouvoir certaines « vérités » ne relèvent pas de la science pure. Les responsables politiques, par exemple, ne cherchent pas tant, dans leur discours, à livrer des descriptions rigoureuses de l’état du monde qu’à en donner des représentations qui justifient leur action. De plus, leurs conditions de travail sont marquées par l’urgence. Comme les journalistes, ils doivent régulièrement s’exprimer sur des « dossiers » qu’ils connaissent mal. Dans ces conditions, il est logique qu’ils soient tentés de s’en remettre aux idées reçues, celles qu’ils peuvent défendre sans risque, puisque tout le monde les a déjà admises.


Il n’est donc pas étonnant que la vision dominante en matière de protection sociale, soumise à un examen un tant soit peu rigoureux, se révèle très inconsistante. Des chiffres indiscutables donnent communément lieu à des interprétations ou des conclusions qui le sont beaucoup moins. Il n’est pas rare, non plus, que le débat public s’organise autour de propositions quasi indémontrables, ou accorde sans sourciller une validité générale à un raisonnement vérifié (au mieux) uniquement dans des conditions très particulières. Ainsi, des outsiders du jeu politique (par exemple certains syndicats, partis minoritaires ou intellectuels critiques) formulent régulièrement des objections très argumentées contre tel ou tel lieu commun sans jamais entamer de façon décisive le crédit collectif dont celui-ci bénéficie.


Ces remarques valent pour le « déficit de la Sécurité sociale ». Occupant une place de première importance dans la vision dominante, ce sujet est, à coup sûr, l’un des plus commentés. Les médias suivent attentivement son évolution et le propulsent « à la une » en maintes occasions. Ce qu’ils appellent le « déficit de la Sécurité sociale » correspond, en réalité, aux besoins de financement du régime général. Le chiffre officiel fait les gros titres quand le rapport semestriel de la commission des comptes de la Sécurité sociale est rendu public : parmi beaucoup d’autres informations, ce document comporte les prévisions relatives aux besoins de financement du régime général pour l’année en cours. Mais le célèbre chiffre retient parfois l’attention journalistique en d’autres circonstances : depuis 1995, la Cour des comptes publie un rapport sur la Sécurité sociale qui est remis au Parlement en prévision du vote à l’automne de la loi de financement de la Sécurité sociale. Et, en cours d’année, la presse titrera également sur des chiffres officieux annonçant un dépassement des prévisions officielles. [...]


De fait, c’est presque quotidiennement que les médias rappellent l’existence du « trou de la Sécu ». Rares sont les articles sur la Sécurité sociale qui ne s’y réfèrent pas, d’une façon ou d’une autre. Ainsi, le « trou » sert régulièrement d’accroche ou de chute quand les informations télévisées traitent des sujets tels que les escroqueries aux prestations sociales, la médecine, les hôpitaux... La tendance journalistique à assimiler la Sécurité sociale à son déficit est très visible aux anniversaires de la création de l’institution. Les commémorations inspirent alors des reportages évoquant largement, et parfois exclusivement, le « trou » : certains le considèrent comme aussi ancien que l’institution ; pour d’autres, c’est seulement dans les années 1970 qu’il se serait mis à « ronger le système ». Bref, lorsqu’un journaliste qualifie la Sécurité sociale de « système qui produit des déficits » [2], il exprime moins une opinion personnelle qu’une vision très répandue dans les médias.


Les journalistes ont certes de bonnes raisons de s’intéresser au « trou de la Sécu ». Longtemps, une raison technique l’a rendu préoccupant : les administrations de Sécurité sociale étaient dans une quasi-impossibilité matérielle d’emprunter pour couvrir leurs besoins de financement. Mais la focalisation médiatique semble d’abord tenir au montant du déficit : en 2005, 11,6 milliards d’euros. S’ils le qualifient souvent d’« énorme », les journalistes diagnostiquent aussi un état « chronique » et, à ce titre, inquiétant : depuis les années 1990, les besoins de financement du régime général viennent grossir la dette, gérée par la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES). Outre un risque de « faillite », il arrive également aux médias d’envisager que l’institution soit un jour dans l’impossibilité de verser les prestations sociales.


Ces arguments, qui semblent justifier l’importance accordée au sujet, doivent être relativisés. Le montant absolu du déficit, auquel les médias s’en tiennent généralement, paraît colossal. Mais, rapporté aux sommes en jeu, il ne correspond pas à une part considérable de l’ensemble des recettes du régime général : même en 2005, où il atteint un niveau sans précédent, il n’en représente que 4,3 %. La même année, pour le budget de l’État, le rapport du solde aux recettes s’élève à 18 %. De même, on peut noter qu’en 2005 les besoins de financement de la Sécurité sociale ne constituent que 7,3 % de l’ensemble des besoins des administrations publiques [3].


Si l’importance accordée au chiffre du déficit paraît disproportionnée, on peut aussi discuter de la lecture qui en est régulièrement faite. L’expression « trou de la Sécu » est une sorte d’« obstacle verbal » qui « pousse à une pensée autonome » et tend à fournir « une fausse explication à l’aide d’un mot explicatif » [4]. Elle invite à penser les finances de la Sécurité sociale sur le modèle du budget d’un ménage. L’analogie est parfois explicite. Pour tel journaliste de télévision, par exemple, il s’agit de problèmes « tout simples » : « le budget d’un ménage, il est composé des revenus et puis on doit s’y tenir, tout simplement » [5]. L’expression « trou de la Sécu » ne fait pas que nommer un problème, elle renvoie implicitement au principe de l’économie ménagère selon lequel on ne peut pas durablement dépenser plus qu’on ne gagne. Elle renferme ainsi une explication : l’institution est en déficit parce qu’elle vit au-dessus de ses moyens ; et si elle vit au-dessus de ses moyens, c’est qu’elle gaspille ses ressources ou fait des dépenses inutiles.


Des sujets très médiatisés confortent cette thèse : les « abus » entourant le fonctionnement de la Sécurité sociale, ou les escroqueries aux assurances-maladie ou chômage, si souvent rapportées par les radios et les télévisions privées. Certains news magazines en proposent fréquemment des compilations sous la forme de « unes » et de dossiers dénonçant « la grande fraude sociale » ou « ceux qui creusent vraiment le trou de la Sécu ». Depuis 2002, les gouvernements de droite martèlent que le système actuel donnerait lieu à des « fraudes » de plus en plus nombreuses et que les assurés comme les médecins dépenseraient sans compter. Il fut ainsi beaucoup question ces derniers temps de « surconsommation de médicaments », de « nomadisme médical », d’« examens médicaux injustifiés », d’« arrêts de travail abusifs »... sans parler de la « bobologie » : « Les Français vont de plus en plus souvent à l’hôpital pour de petits traitements ou de simples bobos. On donne sa carte Vitale, on ne sait pas combien ça coûte » [6]. [...]
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